Voici un article sur le passage de Muse au Canada par le site Voir.ca.
Extrait : "Nous sommes débarqués au Québec sans vraiment d'attentes, révèle le bassiste Chris Wolstenholme. Nous ne savions même pas les Canadiens au courant de notre existence. Donc, l'achalandage à Montréal nous a surpris, mais l'attitude de la foule a particulièrement contribué à notre étonnement. Le public réagissait et connaissait nos chansons par cœur."
Si les producteurs et même Muse se sont fait prendre, c'est qu'ils se fiaient à des chiffres inappropriés: les ventes d'albums. Des données qui, au Québec, n'avantagent nullement le trio. Son premier disque est presque passé inaperçu. Son deuxième n'est disponible qu'en importation onéreuse et le troisième, Absolution lancé par Warner, a trouvé 10 000 preneurs à l'aube du prochain spectacle à guichets fermés au Métropolis. Des ventes provinciales nettement inférieures à celles d'Interpol ou de Franz Ferdinand, qui jouaient récemment devant une salle bondée. L'explication d'un tel phénomène? Trois mots: Internet, mp3 et téléchargement. "Même en Angleterre et en France, les ventes d'albums ne font pas de sens comparées aux foules que nous attirons. Notre musique plaît à un marché jeune qui lit le NME sur Internet et qui sait par la suite où trouver nos chansons sur la Toile. Je sais que plusieurs groupes se cassent la tête à cause du piratage mais, pour moi, ce n'est pas une mauvaise chose. Internet a permis à notre musique de voyager."
Une interview de Chris est disponible sur goanddodownriver.com (en anglais) : "Let's talk more about the album. For a lot of American fans, it's their introduction to Muse yet it's your fourth record [Third!]. How do you feel about crossing into this American scene and how has the response been so far?
CW: I think we've been pretty blown away to be honest. I think the most exciting thing is it's almost like starting a band again — that kind of excitement and unpredictability that you get when you make your first record is something most bands only get to experience once, and coming over here has given us a chance to experience that excitement for a second time. It's cool — the last couple years we've been playing pretty big venues in the U.K. and Europe, and I think there's definitely something about playing in clubs that we missed. The response has taken us totally by surprise. The thing that really shocked us was the amount of people that were aware of not only this album, but the stuff we've done before — even though the second album didn't get released in the U.S. The time frame for the venues going up in sizes has been pretty short compared to other countries."