Votre nouvel album débute par une intro très martiale, pourquoi ?
Pour donner plus d'impact aux différents thèmes de l'album mais aussi pour introduire le premier titre Apocalypse please qui est une chanson que nous adorons plus particulièrement car elle aborde des sujets qui nous sont chers : le fanatisme religieux, le devoir militaire et les très vieilles prophéties.
La musique peut elle sauver le monde actuel ?
Non je pense que la musique peut sauver une personne mais certainement pas l'humanité.
Votre premier clip : Time is running out est d'ailleurs très militarisé, pourquoi ?
Notre vidéo est influencée par un autre clip, celui de Daft Punk : Around the world sur l'album Homework, je crois. C'est une vidéo qui montre un gouvernement secret plus intéressé à danser et à se foutre à poil qu'à s'occuper de son travail.
Absolution semble le dernier chapitre avant l'ouverture vers d'autres horizons musicaux ?
Nos trois premiers albums, et bien sûr les suivants, sont et seront influencés par toutes sortes de musiques qui nous tombent dessus ce n'est pas nouveau.
Vos histoires personnelles ont-elles influencées ce disque ?
Les paroles sont d'abord influencées par notre musique car nous l'écrivons avant. Ensuite effectivement ce sont souvent nos propres sentiments qui se reflètent dans nos chansons. Comme la plupart des groupes ou des chanteurs.
Vous avez monté votre propre studio, était-ce indispensable pour vous ?
Nous avons cherché à construire un espace de créativité qui nous appartienne personnellement. C'est un endroit qui nous permet de créer dans les meilleures conditions.
Quel est le plus grand compositeur classique du 20ème siècle qu'il est nécessaire d'écouter pour comprendre Muse ?
Sergei Rachmaninov !
Que représente le terme de " groupe " à vos yeux ?
Tout simplement un ensemble de musiciens qui essaie de faire quelque chose de mieux que s'ils étaient seuls.
Blackout, Butterflies and Hurricanes ou Endlessly sont trois chansons marquées différemment de ce que l'on entend d'ordinaire du groupe, sont-elles de nouvelles pistes de travail pour l'avenir ?
Je ne peux que t'avouer que nous développerons cette direction dans l'avenir. Mais d'ici demain peut être que d'autres chemins s'ouvriront et nous irons vers un style différent que celui recherché au début.
Vous avez fait appel à un grand orchestre pour finalement abandonner l'idée, pourquoi ?
Justement, par rapport aux deux titres que tu viens de citer; Blackout et Butterflies and Hurricanes ont été écrites spécialement pour un arrangement de cordes. On a essayé de faire de même pour les autres titres mais les chansons ne sonnaient pas comme nous le voulions. On a donc préféré tout supprimer et recommencer à plat plutôt que de succomber à une mode.
Que vous ressentez-vous lorsque vous jouez Stockholm Syndrome, par exemple ?
De la panique, de la joie, de la confusion et surtout comme c'est comme si l'on mettait quelque chose au point en passant du flou au net.
Est-ce difficile de retrouver son quotidien après un concert ?
C'est un contraste agréable.
Vous semblez savoir concilier comme Goran Bregovic le classique avec l'électrique, d'où vous vient cet ensemble si parfait ?
Nous avons des influences du passé mais nous essayons de les concilier à des idées futuristes et nouvelles. Une sorte de virtualité qui sera plus forte que le temps et la mort.
Est-ce lourd à porter d'être toujours proclamé " l'avenir du rock " ?
Non parce que personne ne sait ce que nous réserve le futur et surtout pas celui de Muse.
Votre reprise de Can't take my eyes off of you, tube ensoleillé, était-ce pour montrer que Muse n'est pas qu'un groupe lunaire ?
Nous l'avons faite par simple "amour", comme le titre resplendissait de soleil c'est naturel que tu ressentes cette chanson de cette manière.
Vous avez enregistré votre disque live à Paris au Zénith, le public français méritait cet hommage ?
Nous avons toujours pensé que le public français était le meilleur public du monde, véritablement le meilleur.
Vos derniers concerts débutaient par What's he building de Tom Waits ? Qu'est ce que Muse a réussi à construire à votre avis ?
Un petit cocon entouré d'une barrière électrique avec un chien de garde pour préserver notre âme.
Les personnages qui flottent sur votre pochette d'album, sont-ils des anges ?
Ce sont des mirages sans âme.
Votre pochette a été réalisée par Storm Thorgerson, une façon de vous prendre pour Pink Floyd un court instant ?
Nous ne sommes pas familiers avec la musique de Pink Floyd. N'est-ce pas cette musique pour vieux hippies ? (rire)
Qui est le plus "cool" : Dean Martin, Steve Mac Queen ou Vous ?
Quelle question : Steve Mac Queen bien sûr !
Pensez-vous que nous puissions avoir une chance avec les danseuses sur votre clip ?
Bien sûr ! voici leurs numéros de téléphone ! (rires)